Adhérer


Bluegrass


En France



En Europe






 Le boeuf en Bluegrass



Présenté par Christopher Howard-Williams


--------------------------------------------------------------------------------
© Bluegrass Unlimited Magazine (1999) reproduit avec permission.
J'ai trouvé cet article, écrit par Tom Barnwell, sur le site de la Southeastern Bluegrass Association (SEBA). L'article a été reproduit par Bluegrass Unlimited Magazine (janvier 1999). Il m'a semblé intéressant, avec l'accord de Tom, d'en faire une traduction pour les Français.
C. Howard-Williams
Sommaire

Sommaire :

Les Instruments,
La structure d'une chanson Bluegrass,
L'accompagnement et le back-up,
Les breaks,
Le chant lead,
Les autres voix,
Le choix des morceaux,
La communication dans les bœufs,
L'étiquette du bœuf.


Introduction


Lorsque j'ai vu un bœuf de Bluegrass de près pour la première fois, je suis tombé par terre. C'était à Lavonia, Géorgie, il y a plus de 20 ans. Quatre hommes se retrouvaient, visiblement pour la première fois. Ils avaient 4 instruments (guitare, banjo, mandoline, basse). Le guitariste a proposé une chanson, connue du banjoiste mais pas des deux autres. "Tu verras, c'est simple", a dit le guitariste alors que le banjoiste démarre le morceau sur un couplet. Au quatrième temps de l'intro, tous les instruments étaient rentrés en jeu. Ensuite, le guitariste a chanté le couplet et le refrain suivi par un break super à la mandoline. Nouveau couplet-refrain par le guitariste, accompagné cette fois vocalement par le mandoliniste en ténor et par le bassiste en baryton. Les deux mêmes qui, quelques secondes auparavant, avouaient ne pas connaître le morceau ! La chanson s'est terminé par un deuxième break au banjo et un dernier tour de chant couplet-refrain. Une performance aussi valable à mes yeux que celles sur la scène principale du festival. Ce n'était pas un événement isolé. Pendant le week-end, j'ai revu ce même phénomène à plusieurs reprises : j'étais mordu !! Comme moi, les musiciens entendaient leur musique pour la première fois, alors qu'ils la produisaient. Ils se faisaient plaisir et ils étaient contents, à juste titre, de leurs créations. Ce que j'ai pu voir ce jour-là, c'est l'héritage que nous a laissé Bill Monroe. L'héritage de cette musique Bluegrass, inventé par lui il y a plus de 50 ans. Car, lorsqu'ils fabriquent cette musique merveilleuse, les musiciens respectent un certain nombre de règles connues et partagées par chacun. Ces règles qui nous permettent de créer de la bonne et merveilleuse musique– voir même, dans ce cas précis, d'apprendre une chanson en la jouant pour la première fois. Par ailleurs, ces même règles créent une espace de liberté pour improviser et inventer : grâce aux règles, chaque musicien sait ce que les autres attendent de lui dans chaque compartiment morceau. Si tout le monde y adhère, la musique fonctionne. Or, quelles sont ces règles ? Je ne les connais pas toutes. Je lis tout ce que je trouve sur le Bluegrass depuis plusieurs années et aujourd'hui, n'étant qu'un musicien de niveau moyen, je ne prétends connaître que les règles de base. Je vous les présenterai dans cet article en commençant par des aspects généraux avant de rentrer dans plus de détail.

Les instruments

Les instruments de base sont la guitare, la mandoline, le banjo à 5 cordes, le violon et la basse. Aucun instrument n'est électrifié sauf éventuellement la basse. Si la basse est électrique il faut régler le son comme une contrebasse. On croise d'autres instruments dans des réunions de Bluegrass :

Le Dobro : pratiquement un instrument de base de Bluegrass
L'Harmonica : aimé de certains, toléré par d'autres et détesté par d'autres encore
L'Autoharp : son efficacité en bœuf est limitée par son manque de volume
Le Dulcimer de Montagne : largement accepté, mais encore plus limité que l'autoharpe par son niveau de sonore
Le Dulcimer "Hammered" : pour certains morceaux de spécialiste
L'Accordéon : on en voit parfois mais il est peu aimé (même si Bill Monroe a expérimenté quelque temps avec un accordéon dans les Blue Grass Boys)
De manière générale, il n'y a pas d'instrument électrique. Il n'y a pas de batterie.

La structure d'une chanson Bluegrass

La chanson standard de Bluegrass se divise en une série de solos instrumentaux (dits "breaks"), de couplets et de refrains selon le schéma suivant :

Break (Intro),
Couplet,
Refrain,
Break,
Couplet,
Refrain,
Break,
Couplet,
Refrain,
Break,
Refrain,
Fin.
Au sein de chaque composant de la série, il y a une activité lead et une activité d'accompagnement. Lors d'un break instrumental, les autres instruments accompagnent en soutien. Le couplet est chanté par le chanteur lead. Le refrain est chanté par un, deux, trois ou quatre chanteurs sur un, deux, trois ou quatre lignes harmoniques. Pour le couplet et le refrain, il faut un accompagnement instrumental. La règle d'or pour les musiciens de Bluegrass est la suivante : si vous n'êtes pas l'instrument lead (ni chanteur), votre rôle est tout simplement de le mettre en valeur par votre accompagnement. En effet, il est tout à fait possible de faire de la bonne musique avec un lead moyen s'il est bien soutenu et accompagné. En revanche, il est impossible de produire de la bonne musique si l'accompagnement ne tient pas la route, même avec un soliste de bon niveau.

L'accompagnement et le back-up

La fondation de l'accompagnement est le trio de la section rythmique : basse, guitare, mandoline. La séquence rythmique de base est boom-chick boom-chick – le "boom" dénotant le temps et le "chick" le contre-temps. Le bassiste joue la tonique de l'accord sur le premier temps et la quinte sur le deuxième temps. Le guitariste joue une note basse de l'accord sur le temps (boom) et brosse les autres cordes sur le contre-temps (chick). Le mandoliniste joue très léger (ou pas du tout) l'accord sur le temps (boom) et il frappe l'accord sur le contre-temps (chick) avec un "chop". Pour faire un "chop" (prononcé tshoppe) à la mandoline, on frappe toutes les cordes de l'accord sèchement en les amortissant afin de couper le son. Ceci donne un son de percussion à peine identifiable comme un accord – en français, on dit que la mandoline aboie quand elle est jouée ainsi. Bien exécuté, l'effet rythmique est remarquable. Sur le temps (boom), on entend la tonique de la basse et de la guitare donnant le tempo (et le drive) du morceau, suivie tout de suite par un autre son sur le contre-temps (chick), donné par l'accord complet de la guitare soutenu par l'aboiement percussif de la mandoline.
Note du traducteur : Le jeu sur le contre-temps est clé pour réussir l'effet swing de la Bluegrass Music. Ca vient naturellement aux Américains, mais les Européens, et les Français de surcroît, ont tendance à prioriser le temps. Le Bluegrass est dynamisé par ce jeu de contre-temps.

Que dire de l'accompagnement des autres instruments ? Le banjo est potentiellement le plus merveilleux, mais certainement le plus dangereux des instruments en accompagnement. Une première approche de soutien simple pour le banjo est la pompe, qui ressemble au chop de la mandoline pour réaliser le même effet sur le contre-temps. On le fait, au même moment que la mandoline, pour soutenir les autres instruments lead – et surtout pour soutenir la mandoline, lorsque celle-ci est en lead. L'autre système d'accompagnement pour le banjo consiste à faire des roulements syncopés à trois doigts, comme pour les solos – cela s'appelle "jouer en back-up". C'est assez efficace, mais il peut être désastreux pour le morceau si le banjo rentre en conflit avec les autres instruments ou avec les voix. Les banjoistes doivent travailler afin de maîtriser les roulements syncopés. Ensuite, une fois parfaitement maîtrisés, il faut les placer occasionnellement et de manière très sélective. On doit faire très attention, car le banjo est un instrument fort et puissant qui peut gêner le lead au lieu de le soutenir. Le violon, presque aussi puissant que le banjo, est presqu'aussi dangereux. Son jeu d'accompagnement consiste également en un back-up d'une série de riffs (appelés "fills") placée en complément de la voix, comme un souffle d'air entre les vers chantés. La mandoline et, moins souvent, la guitare peuvent aussi jouer des phrases mélodiques en back-up en soutien du chant. Un joli apport de back-up enrichit énormément une chanson apportant de nouvelles couleurs et annonçant souvent le changement d'accord. Il faut savoir les placer avec goût et intelligence car un back-up malappropiré peut gêner le chanteur et encombrer le morceau inutilement. Deux instruments ne doivent jamais jouer en back-up en même temps. Lorsque vous écouterez un disque de Bluegrass la prochaine fois, notez bien le jeu des instruments en accompagnement et en back-up. On dit que "savoir à quel moment ne pas jouer est plus important que de savoir quand jouer". Autrement dit, le plus peut être l'ennemi du bien. Il existe des techniques avancées pour soutenir ou accompagner un instrument solo comme une deuxième ligne mélodique en harmonie (comme pour les vocaux) ou un autre solo qui contraste, mais qui enrichit, le lead. Sachez toujours que, dans tous les cas, votre accompagnement rythmique ou back-up se joue moins fort que le chant ou l'instrument lead pour le mettre en valeur sans lui faire de l'ombre. A ce sujet, noter que vous devrez ajuster le volume de votre accompagnement selon le niveau de l'instrument lead. Comme la puissance sonore du lead évoluera au cours du morceau, votre jeu d'accompagnement doit être modulé en fonction. Un banjo en cavale sonne très fort – vous jouerez fort aussi. En revanche, une voix légère et un solo de guitare ont besoin d'un accompagnement en douceur et en souplesse. Une règle simple : écouter la musique – pas seulement votre contribution, mais celle de l'ensemble des musiciens – et ajuster votre jeu en permanence. Votre musique en profitera, vous en profiterez et vos amis musiciens profiteront davantage de votre apport.

Les breaks

Beaucoup d'amateurs de Bluegrass le sont devenus grâce à la force des solos instrumentaux. En effet, un breakdown d'Earl Scruggs au banjo ou un lick de Tony Rice à la guitare ne laissent pas indifférents – de même que tous les musiciens merveilleux qu'on rencontre sur les parkings et dans les campings de tous les festivals. Un morceau de Bluegrass démarre par une intro: un break instrumental (parfois abrégé) qui introduit la mélodie et qui définit le tempo. Ensuite, chaque couplet-refrain est suivi d'un break complet par un instrument solo, soutenu par les autres instruments (comme décrit ci-dessus). Un instrument différent est affecté à chaque break et le joue seul. Dans ce schéma, tous les musiciens du bœuf doivent pouvoir (s'ils le souhaitent) jouer en lead. S'il n'y a pas assez d'instruments, l'un d'entre eux pourra prendre un deuxième break. Le break peut être une reprise simple de la mélodie de la chanson ou, bien au contraire, il peut consister en une improvisation très jazz sans aucune prétention de ressembler à la mélodie. Les meilleurs breaks se situent quelque part entre ces deux extrêmités. Si vous prenez un break, la règle est simple : quand c'est à vous de jouer, allez-y allègrement. Sinon, faites votre accompagnement correctement, soutenez le musicien lead du mieux que vous pouvez et éviter de vous mettre trop en avant.

Le chant lead

Comme beaucoup d'autres, j'ai été séduit par le Bluegrass à cause des instruments lead et, plus particulièrement, à cause du banjo. En revanche le chant, qui me semblait vieillot et trop rural, ne m'intéressait pas. Aujourd'hui, c'est le contraire. J'adore toujours l'instrumentation du Bluegrass, mais je suis totalement accro du chant. Ecouter un chant de Bluegrass est proche d'une expérience spirituelle pour moi, surtout quand il s'agit des vocaux en chœur. Traditionnellement, le Bluegrass se chante fort et dans les tonalités hautes – certaines de ses racines remontent dans le Kerosene Circuit des années 20, où la musique acoustique se jouait sans amplification et il fallait une voix qui se faisait entendre. Ce style de chant haut et fort du Bluegrass donne son célèbre "high, lonesome sound" et sa tradition se maintient dans les bœufs de nos jours. Il ne faut surtout pas confondre bœuf Bluegrass avec soirée de chant autour du feu de camp. En général, le couplet est chanté par un seul chanteur lead: c'est celui qui choisit la chanson (et la tonalité), et il chantera tous les couplets du morceau.
Si vous avez envie de chanter dans un bœuf, apprenez quelques chansons connues : vous les proposerez alors et vous pourrez les chanter. Bien entendu, comme pour tout le reste, lorsque quelqu'un chante un couplet, votre rôle est de l'accompagner avec votre instrument du mieux que vous pouvez. Si vous n'avez pas de contribution à offrir, il vaut mieux s'abstenir de jouer pour ne pas gêner.

Les autres voix

Le refrain est chanté soit à trois (baryton, lead, ténor) pour les chansons laïques, soit à quatre (avec voix basse en plus) pour les chansons de gospel. Il est possible d'improviser les harmonies Bluegrass si vous respectez quelques règles simples.Premièrement, les harmonies du Bluegrass sont très rapprochées. C'est à dire, les trois voix se placent sur les trois notes voisines de l'accord. Malgré ce que vous avez pu apprendre en solfège, le ténor du Bluegrass est la note au-dessus du lead (en générale la tierce) et le baryton est la note en dessous du lead (en général la quinte). Ceci vaut pour les hommes et pour les femmes en ténor et en baryton. Les termes indiquent la position d'une partie du chant par rapport au lead. Donc, lorsque l'on dit que le chant Bluegrass se compose d'un baryton, d'un lead et d'un ténor, cela veut dire que le lead est pris en sandwich entre le baryton et le ténor en forme d'un accord. Il est possible d'ajouter également un haut baryton (un octave au-dessus du baryton normal) et un bas ténor (un octave en dessous du ténor normal). N'oubliez pas que, même si vous êtes plusieurs à chanter le refrain, nous ne sommes toujours pas autour du feu de camp! Il faut un chanteur lead, un chanteur ténor, un chanteur baryton et, pour un gospel, un chanteur basse. Ceci étant dit, la règle est moins strictement suivie pour le refrain, car le niveau technique et la configuration des chanteurs dans un bœuf ne permettent pas toujours de respecter la structure de l'harmonie. Il est possible de doubler une des voix dans le refrain, mais il ne faut pas chanter avec le lead, à moins de pouvoir le compléter avec un bas ténor ou un haut baryton.

Le choix des morceaux

Même si vous avez une préférence pour les groupes actuels qui jouent un Bluegrass moderne et complexe, il faut savoir que les bases du genre ont été posées il y a 50 ans par Bill Monroe, Flatt & Scruggs, Jim and Jesse et Jimmy Martin. Plusieurs de leurs chansons sont devenues des standards, connues de la majorité des musiciens de Bluegrass. Je vous conseille d'en apprendre quelques-unes et de vous y tenir dans les bœufs. Quand vous connaîtrez mieux les autres musiciens, vous pourrez alors leur proposer des morceaux moins connus. Si vous jouez trop souvent de morceaux peu connus, les autres musiciens s'intéresseront moins à vous et ils partiront jouer dans un autre bœuf. Gardez donc ces chansons pour vous et pour votre entourage proche.

La communication dans les bœufs Bluegrass

Dans un bœuf qui fonctionne bien, on a l'impression que chaque musicien sait instinctivement ce qu'il a à faire à chaque instant. Mais en fait, un des musiciens est en train de mener le bœuf alors que les autres communiquent avec lui et entre eux en permanence. Cette communication se fait dans le regard et par des mouvements de la tête. De manière générale, c'est le chanteur lead qui dirige la chanson, mais n'importe qui peut le faire. Le leader désigne celui qui prendra le prochain break. Si vous avez envie de prendre un break, il faut rentrer ne contact avec le leader par le regard. Si vous n'arrivez pas à identifier le leader, il faut néanmoins croiser le regard de quelqu'un. Quand ce sera à vous de prendre un break, le leader vous regardera. Si, à ce moment-là, vous n'avez pas envie de le prendre, faites "non" de la tête. Si vous voulez jouer, vous faites "oui" de la tête et vous vous lancer après la fin du prochain refrain. Si vous ne cherchez pas à croiser le regard des autres, le groupe supposera que vous ne voulez pas jouer en solo et il vous laissera continuer en accompagnement. Dans les bœufs, je suis le conseil de Ted Turner (fondateur de CNN) : "Menez, suivez ou cédez la place" (lead, follow or get out of the way) – mais j'inverse "cédez la place, suivez ou menez". Je demande toujours de jouer (contact des yeux), mais si ma demande n'est pas acceptée, je cède la place. Si elle est acceptée, je suis le leader et je joue le rôle qu'il me donne. Si je constate que personne ne mène – et seulement dans ce cas – alors, je prends le rôle du leader.

L'étiquette du bœuf

Participer pour la première fois à un bœuf peut vous effrayer. Au début vous risquez d'être ignoré, surtout si vous ne croisez les yeux de personne. Cela ne veut pas dire que les autres bœufeurs ne veulent pas de vous: ils pensent peut-être que vous voulez tout simplement suivre et accompagner. Participer à un bœuf de cette manière est tout à fait respectable, si c'est fait de façon appropriée et avec goût – c'est même un bon entraînement. Pour ma part, je reste toujours en accompagnement un petit moment afin d'évaluer comment se passe le bœuf. Les Bluegrasseux sont, pour la plupart, des gens ouverts et sympathiques qui aiment rencontrer un nouveau musicien. Mais, si vous donnez l'impression de vouloir rester sur les bords, ils vous laisseront tranquille. Quand vous aurez suivi le groupe un moment et que vous aurez évalué votre capacité à y contribuer, vous pouvez croiser le regard du leader ou proposer une de vos chansons afin de montrer votre volonté de participer plus activement. Si, après cela, je ne suis pas invité à participer (soit parce que le groupe n'a pas envie de moi, soit parce qu'ils ne savent pas quelle peut être ma contribution), je forcerai le passage une seule fois. C'est à dire, j'avance dans le cercle et je prends un break dès que l'occasion se présente – sans y être invité. Ainsi, le groupe constate mon envie de jouer et mon apport potentiel. Normalement, après ça, je suis intégré. Sinon, je m'en vais chercher un meilleur deal. Enfin, notez que, une fois intégré dans le bœuf, il ne faut jamais tirer la couverture vers vous en prenant tous les breaks. C'est tentant, parce que vous attendez depuis siiiiiiiiii longtemps et vous pouvez faire taaaaaaaaaant de choses. Mais, les meilleurs bœufs sont ceux où tout le monde prend son pied. Si vous vous amusez, assurez-vous que les autres aussi s'amusent. Ca ne marche pas toujours bien sûr, parce que toutes les pièces du puzzle ne sont pas toujours réunies. Néanmoins un aspect merveilleux du Bluegrass, c'est le sens de communauté, voir d'amour, vécu et partagé par tous ceux qui en jouent – et ceci dans le monde entier.

Soyez ouvert et respectueux, vous y serez toujours bien accueilli.